woensdag 14 september 2016

Et si le SME (Subject Matter Expert) veut même garder toutes les virgules dans son texte... ?

Dans un article précédent (les pièges de l'e-learning), j'ai suggéré qu'il était extrêmement important de convertir le contenu disponible, souvent destiné à une session en classe, en contenu électronique, destiné à l’apprentissage à distance. Comme mentionné dans cet article, la mission consiste à en supprimer tant que possible de contenu « inutile » ou « superflu » afin de distiller seulement le contenu indispensable. Ce n'est pas une mission simple, car de nombreux SME sont des maîtres dans leur matière et très opiniâtre et obstiné quant à leur matière. Pour eux toute virgule est importante et voici que vous venez présenter vos 4 catégories : pour la poubelle, pour ceux qui veulent, pour une autre forme d'apprentissage et quand-même une partie pour l'e-learning. Pour eux, toutefois, il est tout à fait clair que le contenu fourni par eux, est même déjà versé dans la moule désirée a été moulé d’une présentation PowerPoint. Donc la seule tâche à effectuer par le concepteur est : importer la présentation dans son outil auteur, prévoir quelques liens de navigation, mettre une barre de navigation en dessous, exporter le tout comme un module SCORM et le placer sur la plateforme.

Ceci ressemble au monde à l’envers, mais souvent c’est la réalité. Dès le moment qu’une organisation a ajouté l’e-learning à sa politique de formation, chaque SME possède bien une ou plusieurs “formations” (la terme “support pour la présentation du SME pendant ses sessions en présentiel” est souvent une meilleure formulation) pour faire convertir en modules e-learning.

Retenez surtout ceci : ce n’est pas au SME de décider quelle forme de formation est le plus approprié. Le SME, lui, est un maître de sa matière, vous comme Expert Learning & Development, vous l’êtes dans la vôtre. Donc, c’est vous qui devez vous attaquer à chaque demande de la même manière approfondie et analysante et qui devez déterminer quelle forme de formation et quelle approche sont les meilleurs pour chaque projet et ceci en suivant le chemin connu qui inclut entre autres le public cible, les objectifs d’apprentissage, l’analyse des besoins, l’étude du contenu et le ROI.

Comment convaincre un SME qui refuse obstinément de partager votre point de vue ? Cela ne sert à rien de lutter contre lui avec ses propres armes en donnant un exposé détaillé sur ADDIE, la génération Y/Z, JIT learning, RLO, microlearning, nano learning, bite-sized learning, ROI pour lui montrer votre expertise, juste comme il/elle fait en vous donnant une présentation « parfaite ». Ce n'est certainement pas tâche facile, mais dans ces cas-là c'est souvent utile de montrer la même ténacité et de confronter le SME avec des détails sur un sujet « général ». Dites-lui que vous êtes un grand fan de l'écrivain Dan Brown et demandez par exemple quelle couleur avait le slip de Jacques Saunière quand on l’a retrouvé mort et ce qui était écrit sur son ventre et avec quel liquide. Ou demandez-lui à quelle organisation appartenait Olivetti, quel était son titre dans cette organisation et avec quelle marque de voiture qu'il conduisait. Souvent le SME fronce ses sourcils et vous lance un regard interrogateur... Que la minute de silence est juste votre moment de le convaincre de la valeur des 4 catégories mentionnées au-dessus, à partir de la base « analyse des besoins et objectifs d'apprentissage ».

Dans un de mes prochains articles je fournirai un éventail d'autres conseils pour une communication efficace avec les SME, parce que souvent le texte soumis par le SME ne suffit en aucun cas comme contenu complet pour la production du matériel d'apprentissage, aussi les informations accessoires ou redondants doivent être supprimées.

Pensez-y : “New technology is common, new thinking is rare” (Sir Peter Blake).

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